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18 janvier 2020 6 18 /01 /janvier /2020 18:28
 
 
 
 
 

« Le traitement par les médias des questions des droits de l’homme doit être assis sur une démarche raisonnée, loin de toute recherche de sensationnel et de reflexes subjectifs  ». C’est ce qu’a préconisé, samedi, Ahmed Benzelikha, président du comité communication et information de l’UNESCO- Algerie. Celui-ci a animé, hier, au siège de la commission nationale algérienne de l’UNESCO à Alger une conférence intitulée « UNESCO,  la communication et les médias au service des droits de l’homme ».

Devant des représentants d’institutions nationale , notamment le ministère de la justice il a insisté sur l’impérieuse nécessité de « s’inscrire dans une démarche exhaustive qui permettra au public de pouvoir discerner tous les éléments constructifs d’une information fiable et objective  ». Selon lui, « la défense des droits de l’homme ne doit pas être objet de manipulation pour servir des intérêts occultes ». Il s’est d’ailleurs félicité que notre pays soit en train d’assoir les jalons d’une éthique dans l'exercice du métier de journaliste.

Il a soutenu que les médias doivent jouer au moins deux rôles : celui de veille et celui de donneur d’alerte. « Les médias ont un rôle important à jouer dans la promotion et la défense des droits de l’homme. Celles-ci sont une partie prenante et un acteur majeur dans cette noble tâche. Le rôle des professionnels des médias c’est d’informer et non manipuler », a-t-il soutenu .

Le conférencier a mis l’accent sur la nécessité de s’inscrire dans la dimension éthique autant dans les concepts que dans la manière de traiter l’information afin de contribuer à l’émergence d’une prise de conscience objective. Il a insisté sur l’approche analytique dans le traitement des problématiques des droits de l’homme. Pour lui, il faut asseoir une démarche objective et avoir accès à l’historique de chaque événement pour avoir plus d’information. Il a regretté que cette pratique ne soit pas ou peu utilisée chez nous. « Nous avons remarqué très peu de journalistes adoptent une approche analytique dans le traitement des questions des droits de l’homme », dit-il d’un ton navré.

Il n’a pas manqué de mettre en avant l’accès à l’information qui est un droit humain fondamental qui pose la base de tous les autres droits. Toutefois, «Le non le libre accès à l’information, ne doit pas être un prétexte par le journaliste pour dire ce qu’il veut loin de la réalité des faits. Celui-ci doit être objectif et ne peut donner sa propre version des faits selon son avis personnel sur un sujet qu’il droit traiter en changeant la réalité même si sa mission est d’apporter un message au public, ce message doit être identifié comme un commentaire », a-t-il précisé.

Evoquant enfin les informations circulant sur les réseaux sociaux, il dira qu’il n’est pas possible que des discours de rejet et d’extrémisme puissent être mis en ligne. « la société a plus que jamais besoin des discours basés sur la morale et l’éthique  » , a-t-il conclu .

Amokrane H

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