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25 juin 2011 6 25 /06 /juin /2011 19:41

L'élection d'Amin Maalouf à l'Académie française est une excellente nouvelle. Elle consacre, en effet, non seulement un écrivain de talent, qui aura réussi à créer un univers romanesque aussi original qu'attachant, mais aussi un penseur engagé dans la défense de l'humanisme, de la tolérance et du dialogue, toutes valeurs qu'on retrouve dans les trames de ses récits de fiction. 

 

Il s'en trouvera, bien-sur, à l'instar de David Caviglioli du Nouvel Observateur, pour dénigrer ce choix, réduisant le prix Goncourt  1993 (si tant Maalouf avait besoin de ce prix, par ailleurs galvaudé, pour consacrer la qualité d'une écriture et des idées par celle-ci défendues) et l'essayiste généreux à un auteur de littérature de gare.

 

Maalouf est, toutefois, au dessus de ces attaques, dont on se demande si, finalement, elle ne trouveraient pas leur origine dans une opposition à tout ce qui peut rapprocher les uns des autres, à tout ce qui peut "humaniser" un "autre", le plus souvent arabo-musulman,  irrémédiablement grimé en monstre. Cet Arabo-musulman, souvent héros positif des romans de Maalouf.

 

L'auteur de Léon l'Africain et des Identités meurtrières, méritait cette consécration, de la part d'une institution dont il a servi, avec brio, la langue, qu'il a contribué à vivifier par  un imaginaire fécond et une pensée généreuse  issus de trois cultures, arabo-chrétienne, musulmane et occidentale, aux richesses semblables et, surtout, complémentaires, quoiqu'en disent les détracteurs de tous bords.


 

art-benzelikha-samarcande-amin-maalouf.jpg

 

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commentaires

Lise 12/04/2015 19:23

Ai pu lire ici plusieurs de ses livres : un régal !