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29 septembre 2010 3 29 /09 /septembre /2010 18:42

 

Un indéfinissable sentiment étreint l’esprit.

 

C’est un sentiment si proche de l’étrangeté. Celle qui, au détour de votre sommeil, dans un rêve auquel vous ne prenez pas garde, vous envahit, jusqu’à vous convaincre de votre onirique existence et de celle de même nature de vos semblables.

 

Loin de Verlaine, ce rêve, pourtant tout « étrange et pénétrant », n’a rien d’une femme, car celle-ci, oubliée, vieille et malade ne fait que passer sous les quolibets vulgaires des nombreux désoeuvrés, les regards méprisants de quelques parvenus et le poids d’un destin indifférent.

 

Etrange, inutile et indifférent, tel est le rêve. Est-ce un cauchemar ? Nullement, il n’en a ni l’effroi, ni ne relève de l’extraordinaire.

 

Ce n'est que nos leurres à la rencontre, somme toute convenue, de l’imaginaire. Magritte-copie-1

 

C’est un rêve ordinaire et affligeant. Regardez-le, assis sur quelque grosse pierre, comme un boulet, ou adossé à quelque mur sale, comme une prison.

 

Va-t-on se réveiller d’un si mauvais rêve, desserrer son étreinte et revenir d’une si fausse époque ? Se retrouver, enfin, en si belle contrée, où l’odeur des pins, le chant des animaux de garrigue, le bleu du ciel, le vert de la mer, la main qui récolte le blé ou verse le lait et toute cette lumière de Dieu, n’appellent qu’à vivre, à vraiment vivre ? 

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