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27 août 2011 6 27 /08 /août /2011 17:12

Voulant prouver, un peu à la manière de Pharaon face à Moïse, que les saints hommes qui aidaient à la farouche résistance des Algériens à l'occupation, n'avaient pas plus de pouvoirs qu'un illusioniste, la France coloniale fit appel, en 1856, à Jean-Eugène Robert-Houdin, célèbre magicien français.


Celui-ci fut officiellement chargé, par le Général Randon, de la mission de contrer les "marabouts qui exercent une influence néfaste sur les populations" et séjournera en Algérie, dans ce cadre, entre septembre et novembre 1856.


Robert-Houdin écrira dans son ouvrage Confidences et révélations : Comment on devient sorcier, Editions A. Delahays, Paris, 1868 (Réeditions : Slatkine, 1980 et Omnibus, 2006) :

" Il fut convenu que je serais rendu à Alger pour le 27 septembre (1856), jour où devaient commencer les grandes fêtes que la capitale de l'Algérie offre annuellement aux Arabes. Je dois dire aussi que ce qui influença beaucoup ma détermination, ce fut de savoir que la mission [...] avait un caractère quasi politique. [...] On n'ignore pas que le grand nombre des révoltes [...] ont été suscitées par des intrigants qui se disent inspirés par le Prophète, et qui sont regardés par les Arabes comme des envoyés de Dieu sur la terre, pour les délivrer des [...] roumi (chrétiens). Or, ces faux-prophètes, ces saints marabouts qui, en résumé, ne sont pas plus sorciers que moi, et qui le sont encore moins, parviennent cependant à enflammer le fanatisme de leurs coreligionnaires à l'aide de tours de passe-passe ".

 

 

   Robert-Houdin-benzelikha-copie-1.jpgTimbre français de 1971 rendant hommage à Robert-Houdin


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