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9 août 2010 1 09 /08 /août /2010 21:38

C’est en 1919 que pour la première fois à Constantine, fut montée et jouée une pièce de théâtre algérienne, celle-ci, œuvre d’un homme de lettres de Constantine, Mohamed Salah Khabchèche, s’intitulait « Salah Bey » et retraçait le sort tragique de ce populaire bey, injustement mis à mon mort par son suzerain.

 

Cette pièce fut interprétée par de jeunes amateurs, lesquels, il est vrai, s’adonnaient au premier chef à la musique. Notons, à ce propos que musique et théâtre iront de pair à Constantine, jusqu’aux années 50.

 

Les débuts furent certes timides, mais ils n’en reçurent pas moins un accueil enthousiaste de la part de la population juvénile en particulier, qui voyait dans cette nouvelle activité, non seulement un moyen de divertissement, mais aussi d’affirmation identitaire face au théâtre colonial.


Celui-ci élisait domicile à Constantine, au théâtre municipal, imposant édifice érigé à l’ombre tutélaire de l’hôtel de ville, du palais de justice et des établissements bancaires .

En ce lieu, Racine, Molière, Dumas fils, Labiche et Mirbeau étaient réservés aux redingotes-crinolines et à quelques burnous chamarrées, le colonialisme, comme le théâtre, prévoyant toujours des strapontins.

 

Quant au « théâtre » colonial populaire, ou le Petit blanc, néanmoins sujet français, consentait à frayer avec l’indigène, il abritait ses frasques sous l’enseigne d’un troquet, qui deviendra par la suite le café Colombus (aujourd’hui reconverti dans la pâtisserie) à l'entrée de la rue Ben-M'hidi , dont le propriétaire organisait, au gré des tournées des troupes de music-hall des spectacles de café-chantant, comprenant quelques sketches.

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