Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
9 août 2010 1 09 /08 /août /2010 20:46

Qu’importe ! Loin des mascarons tragiques ou comiques du théâtre municipal et des fantaisies bancales du « Café chanta », comme on disait alors en arabe populaire, il y avait désormais l'Alhambra, la salle de cinéma bien nommée (transformée depuis en mosquée) où des « Arabes » (grasseyement colonial de rigueur) donnaient des représentations « arabes » pour les « Arabes », mais les Algériens sûrent tirer partie de cet injuste confinement raciste, pour asseoir un théâtre proche de leur société et de la culture populaire.


Et c’est des Arabes, ceux-là venus d’Orient, qui donneront une impulsion nouvelle au théâtre constantinois. En effet, vers 1925, au lendemain de l’indépendance de leur pays , des troupes de théâtre égyptiennes, en tournée en Algérie, présentèrent quelques pièces à Constantine, leur répertoire comprenait des pièces historiques, comme celle intitulé « Salah-Eddine », en arabe classique mais reconduisant la forme du drame bourgeois occidental.

Le théâtre égyptien , qui remontait à 1847 et dont les ambassadeurs en Algérie furent les troupes de George Abiodh, Fatima Rochdi et Nadjib El-rayhani , conforta, à l’instar des productions musicales et cinématographiques du même pays , les Algériens dans leurs efforts d’émancipation culturelle et démystifia l’ethnocentrisme de la France coloniale.

Alors qu’au Kursaal d’Alger, le 12 avril 1926, Allalou (Ali Selali) donnait son « Djêha », se constituait à Constantine la troupe amateur de Mouhibin El-Fen autour de Brahim El-Ammouchi , Zouaoui Belguechi et Mohamed Tchaker , qui interprètera de nombreuse pièces comiques signées par le dramaturge.

Partager cet article

Repost0

commentaires