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Et c’est des Arabes, ceux-là venus d’Orient, qui donneront une impulsion nouvelle au théâtre constantinois. En effet, vers 1925, au lendemain de
l’indépendance de leur pays , des troupes de théâtre égyptiennes, en tournée en Algérie, présentèrent quelques pièces à Constantine, leur répertoire comprenait des pièces historiques, comme celle
intitulé « Salah-Eddine », en arabe classique mais reconduisant la forme du drame bourgeois occidental.
Le théâtre égyptien , qui remontait à 1847 et dont les ambassadeurs en Algérie furent les troupes de George Abiodh, Fatima Rochdi et Nadjib
El-rayhani , conforta, à l’instar des productions musicales et cinématographiques du même pays , les Algériens dans leurs efforts d’émancipation culturelle et démystifia l’ethnocentrisme de la
France coloniale.
Alors qu’au Kursaal d’Alger, le 12 avril 1926, Allalou (Ali Selali) donnait son « Djêha », se constituait à Constantine la troupe amateur de
Mouhibin El-Fen autour de Brahim El-Ammouchi , Zouaoui Belguechi et Mohamed Tchaker , qui interprètera de nombreuse pièces comiques signées par le dramaturge.